Formulaire de recherche

Accueil > Blogue > Santé mentale au travail : responsabilité partagée entre employeur et employé.e.s

Santé mentale au travail : responsabilité partagée entre employeur et employé.e.s

Santé mentale au travail : responsabilité partagée entre employeur et employé.e.s

Partager :

Publié le 25 February 2021

Il y a quelques mois, j’écrivais sur l’importance de recharger sa batterie personnelle sans culpabilité. Lorsqu’on prend conscience de ses besoins et de ses limites, il s’avère plus facile de les exprimer à autrui, notamment à son ou sa gestionnaire. Le télétravail ne devrait pas constituer une barrière à la communication. Quand ça ne va pas, il faut en parler, même à distance.

L’écoute de l’employeur ou la barre du navire

Outre la discipline et la productivité que doit assurer toute personne en position d’autorité, les qualités humaines se révèlent essentielles. J’aborde ici le point de vue d’une employée qui bénéficie de l’oreille attentive et de l’empathie de ses gestionnaires. D’ailleurs, leur ouverture en matière de santé mentale m’a inspiré le présent article pour rappeler le rôle de l’employeur sur ce plan.

Celui-ci a la responsabilité de veiller au bien-être physique et mental de ses employé.e.s. Il doit leur offrir la possibilité de se confier sans tabou et sans jugement. Cette ouverture contribue à établir un climat de confiance. L’écoute et la compréhension auront des effets positifs sur le personnel : satisfaction au travail, meilleur rendement et rétention.

Certes, une personne en situation de gestion ne se substitue pas à un ou une psychologue, mais son soutien n’en demeure pas moins indispensable. Elle peut guider les membres de son équipe vers les ressources appropriées ou leur accorder un répit qui s’avérera bénéfique. Les congés de maladie ne devraient pas servir seulement à la santé physique, mais aussi à la santé mentale. Les deux revêtent la même importance, en temps de pandémie comme en temps normal.

Pour mener un navire à bon port, le capitaine doit être à l’écoute de son équipage afin qu’ils surmontent ensemble les vagues. Sans la confiance du commandant, les matelots n’affrontent pas les tempêtes avec un maximum d’efficacité, et le bateau risque de faire naufrage…

____________________________________________________________________________

Je me sens épuisée depuis quelques semaines… Je déploie beaucoup d’efforts dans mon emploi. On me confie de nombreux mandats. Je réponds à toutes les demandes avec un grand souci de qualité. Je donne mon 110 %.

Parfois, j’ai besoin de m’arrêter. Bien sûr, il y a la fin de semaine pour ça. Pourtant, le samedi et le dimanche ne me permettent pas toujours de me reposer autant que je le souhaiterais. Après les tâches ménagères, les responsabilités de la vie adulte et les projets personnels, il me reste peu de temps pour « décanter ».

J’entame une nouvelle semaine. Devant l’écran de mon ordinateur, j’ai la nausée. Serait-ce un effet de la lumière bleue ou du confinement? Un symptôme de l’écœurantite aigüe? La concentration m’abandonne : elle préfère rejoindre la motivation dans mon lit. La fatigue m’assaille. Il faut dire que l’insomnie n’aide pas. Je peine à fournir ma prestation de travail habituelle. J’ai besoin d’une pause, mais je n’ose pas le demander. Je ne veux pas passer pour une lâche…

____________________________________________________________________________

Mayday! Mayday!

En tant qu’employé.e, on a une double responsabilité : celle d’écouter son employeur pour la réalisation des tâches et celle de s’écouter pour assurer son épanouissement. Conflit avec un ou une collègue. Épuisement professionnel. Problème d’ordre personnel. Peu importe la raison, si elle affecte notre travail et – surtout – notre bien-être, on doit en parler avant de couler...

Après tout, si l’on est à l’aise de raconter les détails de la gastro héritée de la garderie du p’tit dernier, pourquoi ne partagerait-on pas son état d’esprit quand on en ressent le besoin?

Dans un environnement professionnel sain, on ne devrait pas craindre de perdre son emploi ou de paraître « faible » en exprimant ses ressentis et en fixant ses limites. Au contraire, prendre l’initiative d’en faire part à son ou sa chef d’équipe représente une force. Cela lui permet de comprendre notre situation et de nous fournir des pistes de solution au besoin. Évidemment, c’est plus facile de s’ouvrir à cette personne si elle se montre réceptive et fait preuve de discrétion. On doit avoir confiance en elle.  
____________________________________________________________________________

J’ai téléphoné à ma supérieure immédiate pour lui expliquer comment je me sens ces derniers temps. Elle a été très compréhensive et m’a autorisé un congé de maladie. Ça m’a libérée d’un poids énorme. J’en ai profité pour me reposer. Ce n’était qu’une journée, mais ô combien bénéfique! À mon retour au travail, j’étais plus en forme et donc plus productive. Si je ne m’étais pas écoutée et si je n’en avais pas parlé à ma responsable, c’était probablement le burnout qui m’attendait…
____________________________________________________________________________

Le soutien et l’ouverture en matière de santé mentale est un cadeau inestimable qu’un employeur peut offrir à ses employé.e.s, et ce, plus que jamais.

 

Bianka Lemelin
Passionnée d’écriture depuis toujours, Bianka œuvre dans le domaine des communications gouvernementales. En tant que rédactrice bénévole, elle conjugue sa passion pour la rédaction et son intérêt pour la santé mentale afin de promouvoir le mieux-être. Son souhait le plus cher? Que sa plume puisse toucher et aider les gens.

Retour...